18.12.2006

LOIRE BERCEAU DE MON ENFANCE

 

LOIRE BERCEAU DE MON ENFANCE


 

Comme une jeune éplorée

Etendue sur le sable doré

Oh! Loire tendre complice,

Tu effleures de tes reflets célestes

La cachette qui abrite nos ébats.

Quelques saules noués par tes courses folles

Tordent le bas de leur tronc

Comme de stupéfiantes sculptures

Et donnent à ton onde limpide

La fascination de contrées légendaires.

Oh! Loire, tendre complice,

Lorsque le soleil dardant parfois se prélasse

Je m'allonge et je rèvasse,

Je laisse sur tes roulis s'évader mes pensées

Et toi tu les emportes vers l'océan indien

Où de grands voiliers blancs voguent sans répit

Vers les iles Bourbon, chargés de toutes mes chimères!

 

Oh! Loire mon amie,

Je t'oublie le temps d'une rèverie

Et au-delà des mers et des horizons

Je tends mes mains, les cheveux dans le vent,

Vers hommes et femmes de toutes ethnies

Qui sont assis, qui sait! comme moi

Sur une plage de sable fin, mais noir,

Evoquant la beauté des pays

Où vivent les femmes à peau claire.

 

 

Oh! Loire mon amie

Me revoilà!

Je te reviens me grisant de tes senteurs

Ton onde joue sur ma peau nue.

Non! mes racines et mon coeur

Sont gravés dans ta pierre.

Tu m'as vu grandir, je suis toute à toi!

Oh! Loire, berceau de mon enfance!




PASCALINE ARNAL-DEBAIN ( mai 2004)

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13.12.2006

LES ARBRES

 

LES ARBRES



Lorsque je caresse leur mousse

si douce

Les arbres angoissés,

tracassées

Par les bruits et les odeurs de fumée

et les voitures déchainées

Frémissent de toutes leurs feuilles vertes dentelées,

Offensées et blessées

Au souffle du vent rassurant,

bon enfant,

Lorsque j'enlace leurs corps rugueux

Leurs pieds et leurs doux yeux

Les arbres se délassent

et je les embrasse.

Ils gigottent et remuent leurs parures majestueuses

et rieuses

Je leurs fais des sourires d'enfant polisson

et taquine leurs bourgeons.

Je leur conte les histoires des mille et une nuit,

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et celles de ma vie

Et je leur confie toutes mes joies enfantines

mes humeurs chagrines.

Alors,  les arbres  heureux, de se sentir enfin aimésmedium_images_cerisier_cueillette.jpg

appréciés,

Rigolent de toutes leurs dents d'écorce,

medium_images_sapin.jpgde toute leurs force,

Pour m'énivrer de toutes ses essences fleuries,

tisanes et fruits !

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PASCALINE ARNAL 2004

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22.11.2006

FUREUR

                                    FUREUR
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L'océan colère

Crépite sous l'ampleur
Du volcan rageur,
Et il crépite fière,
Tandis qu'un éclair
Déchire et fendille
Les nuages en guenilles,
Sinistre éraflure lumière.
Chaque ressac
En sursaut intensif
Sur chaque récif
S'écrase, brille et claque,
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Tandis qu'au ciel en rage
Où le cyclone se désespère
S'abat le tonnerre
Sur les pauvres rivages !

    PASCALINE ARNAL 2004

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21.11.2006

POEME POUR FRANCIS

                         FRANCIS

 

Vingt quatre ans c'est le plus bel âge,

C'est leprintemps de la vie,

Lhomme encore adolescent.

C'est l'âge où la sensibilité

S'épanouit comme un cyclamen

Et c'est là ton charme, mon nouvel ami.

Ton sourire emplit d'une certaine noblesse

Inonde ton visage d'une douce beauté,

Ton idéal de paix a mis son influence

Dans ton coeur épanoui aux lois de l'humanité.

C'est un enchantement qui règne sur ta vie

où domine le goùt de la belle musique,

Des arts et surtout de la poésie

Qui font de toi un être mystérieux,

 Un fils de la Méditerranée!


 

         PASCALINE DEBAIN  (Arnal)  1989

20.11.2006

Maison de repos de mon enfance

         medium_014stationfontromeu_120.jpg           LE MAS-CATALAN

Blottit sous les sapins au fond d'une vallée,
Se dresse digne et plaisant, le Mas-Catalan
Qui me tient uni  d'un honorable serment;
Intime confident de mes tendres années.

Que ses murs sont lourds de trop de peines!

Il m'apparait tant affligé, qu'en moi je doute

Que tant d"âmes perdues à l'abri de ses voute

Aient un jour de leur vie défilé par centaine.

O vétuste bâtisse, vois. Combien d'enfants
As tu réchauffé au coin de ton âtre apaisant!
Adieu tendre ami d'enfants mal-aimés!
 
Tes murs blonds sont en mon coeur .
Pyrénées, je vous confie rires et douleurs!
Adieu!  Prend son envol l'oiseau passager!

   PASCALINE DEBAIN (Arnal)  1972  FONT-ROMEU  medium_01.jpg

17.11.2006

PETIT DEJEUNER

PETIT DEJEUNER


Flavien prépare la table  de noyer

sousla douceur du grand tilleul


Les tartines se parent de miel de fleurs.
Un brin de ciel se mire dans le café.

Mélanie crie en voyant une abeille,
Elle agite en tous sens ses mains.

Les petites brioches comme des ombrelles

Se pament sur la nappe du matin.


Dans l'aurore humant lilas et pavots
La brise chahute les moineaux


Et le soleil caresse l'imposant sapin.
Tandis-que mon amour lisse sa moustache
Et les lapins dévorent  salade et romarin
Les enfants jouent à cache-cache.


Pascaline Debain-ARNAL SEPT. 2006

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16.11.2006

LE JUGEMENT DERNIER

La fin du monde dessiné par PASCALINE ARNAL

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  LE JUGEMENT DERNIER

Si les étoiles comprenaient...
Si elles avaient un langage...
Qu'en dites-vous?


Admettons que Dieu soit peintre.


Le ciel serait sa toile...
Dieu peindrait
          des ronds, des nuées
          des anneaux, des étoiles...


Si Dieu y avait mis toute sa flamme,
Toute sa colère d'avoir créé l'homme et la femme ?
Si chacune de ses toiles avaient une âme?
          Et ce nid constellé où l'arc-en-ciel,
          en vérité, est une fleur sacrée...
          Et cette maison d'éternité où le chant de l'oiselet
           devient hymne de liberté...


Et si tout cela existait?


Hommes de mauvaise foi
Vous êtes attirés par l-au-delà,
Vous voulez vaincre cet état.
Mais vous n'y toucherez pas
Car imaginez:


          Si les étoiles décidaient...
          Si doucement le soleil disparaissait
          Et que la terre ne soit plus que l'hivers
          Si lentement le soleil se rapprochait
          Et que la terre deviennne l'enfer
          Et si les étoiles s'éteignaient
          Et si le ciel tombait
Que feriez vous ?


Dans tout cela où est la vérité ?
Hommes qui haissez et détruisez,
Vous tremblerez....
                  
          Ainsi viendra le jugment dernier!


        PASCALINE DEBAIN (Arnal)  juin 1982

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                                                          Le jugement dernier dessiné par PASCALINE ARNAL

15.11.2006

C'est toute mon enfance

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 LE CHRIST DE FONT-ROMEU


Le christ blanc, majestueux d'espérance
domine de toute sa splendeur
le joli village engourdi d'un blanc immaculé,
Font-Romeu protègée de nos belles Pyrènées!

Le christ blanc, majestueux d'espérance

domine de toute sa splendeur

le joli village engourdi d'un blanc immaculé,

Font-Romeu protègée de nos belles Pyrènées!

 


Ferme comme le roc
Ce christ bien de chez-nous,
sous le froidures ou sous le ceil brûlant,
Reçoit les confidences des coeurs éplorés
Et redonne à ses pêlerins l'espoirs de meilleurs jours!

 

 

 

 

Il en aura vu défiler
au cours des années
des  fidèles malades, opprimés,
des repentants, des déracinés
grimpant tous le grand escalier de pierres.
Toutes ces brebis qui recherche la lumière et l'espoir!


OH! humble christ de notre catalogne,
ne les repousse pas,
ne les déçoit pas
sous ton merveilleux climat
tous ces braves gens
qui te confient leurs prières


au sein de ta montagne!

 


                    PASCALINE DEBAIN  (Arnal)   1990

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14.11.2006

POEME POUR MON FLAVIEN

                                                         FEVRIER 1996


Dans mon ventre de maman
Bienvenu mon enfant !
Je te sens bien pressé
De sortir tes petits pieds.
Me voilà inondée
De ta douce humidité.
Bonjour bébé !
Tu me reconnais ?
Ma voix te fredonnait
Comptines et prières.
Bienvenu dans notre chaumière !
Ma main assoiffée de toi
T'inonde de  lin et de soie,
Mes doigts avides de toi
Caressent ta peau café au lait.
Ton cri est ma joie,
Mon coeur en émoi
Se rempli de toi !
bonjour mon sucre de canne
Parfumé à la frangipane.
Papillon, ta petite main
 Se pose légère sur mon sein.
Ho! Te voilà bien fatigué !
Tes prunelles de satin
Se sont déja fermé,


Je peux enfin humer
Tes senteurs épicées !
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                                                               PASCALINE  ARNAL  Février 1996

13.11.2006

JOSE MON PORTUGAIS

JOSE

Un poème créé sur le son de Ta voix chaude.
Un poème qui n'a pas lieu d'être
Mais qui s'insinue au gré de Ton souvenir.
Un poème sans trait
Mais qui Te ressemble.
Un poème couleur de rubis
Comme Ton coeur qui s'est évanoui.
Un poème troublant comme Ton regard marbré
Qui me hante à tout moment de ja nuit et de la journée.

Un poème dans les astres
Comme une étoile filante
Semant un voile d'or sur ma chevelure :
" Souvenir de Ta main qui lissait mes cheveux ! "
Un poème comme un vol de colombes immaculées,
Ton coeur,
Mon coeur,
Notre poème de complicité.
Un poème endormi sur Tes lèvres gourmandes
Qui se sont closent par une belle soirée de printemps.
Un poème généreux comme TOI
D'où 'évapore une saveur exotique
de joie de vivre.
Un poème en lettres d'éternité
Comme ton prénom si souvent prononcé :
                                                                         " JOSE ! "

 

    PASCALINE DEBAIN (Arnal)  1986medium_cadrl344.gif

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